Les entreprises bruxelloises à la recherche de travailleurs néerlandophones
Companies in Brussels and Dutch-speaking employees

Companies in Brussels in desperate need of Dutch-speaking employees

Les entreprises bruxelloises sont à la recherche de travailleurs néerlandophones

Les entreprises bruxelloises peinent à trouver des profils néerlandophones à Bruxelles, voici pourquoi

Il est de plus en plus difficile de trouver des profils néerlandophones à Bruxelles

A cause des salaires élevés et des problèmes de mobilité, il semble difficile de trouver des travailleurs néerlandophones à Bruxelles. Le journal "de Standaard" a rencontré deux entreprises qui travaillent dans l'IT afin d'aborder ce sujet.

Megabyte est à la recherche d'un développeur/technicien de la technologie Microsoft. L'entreprise a des bureaux dans 3 villes, Bruxelles, Louvain-la-Neuve et Anvers, et souhaiterait trouver des travailleurs néerlandophones avec une bonne connaissance du français, voire bilingues.

Mais cela n'est pas facile dans la capitale: c'est pourquoi l'entreprise a eu des contacts avec des écoles flamandes par le passé qui se sont révélés fructueux. Cependant, ces initiatives demandent beaucoup d'efforts et sont très coûteuses.

Quels sont les principaux obstacles?

Premièrement, la distance entre le lieu de résidence et de travail. Les embouteillages et les longues heures passées au volant sont responsables du manque de personnel flamand.

Les employeurs essaient de contrer ce problème en donnant plus de flexibilité: plus de tâches sont effectuées le matin afin de ne pas se retrouver coincé dans les files le soir.

Le bon climat économique en Flandres ne favorise pas l'arrivée de travailleurs flamands. Megabyte voudrait augmenter le nombre de profils dans la fonction publique parce qu'ils ne sont pas assez agressifs sur le marché néerlandophone.

Mêmes aspirations chez Efficy

Spécialisée dans les logiciels, la gestion de la relation client et la gestion des services, Efficy a plus de 100 employés dont 40% sont néerlandophones, selon le CEO Cédric Pierrard.

Cette année, l'entreprise voudrait recruter une quinzaine de travailleurs néerlandophones. Elle offre des heures de travail fixes et la possibilité de faire du télétravail. En outre, un nouveau bureau vient d'être inauguré à Gand.

Cette localisation est idéale pour rester proches de ses clients flamands. Gand est l'endroit rêvé pour développer la fonction IT. Efficy souhaiterait commencer avec 5 employés et faire croître ce nombre jusque 20 dans le futur.

Pour Cédric Pierrard, la conclusion est la même: il y a un gros problème de mobilité dans la ville. De plus, la capitale est perçue comme une ville francophone, ce qui effraie les travailleurs flamands.

Les employeurs proposent des solutions

La BECI, la Chambre de Commerce de Bruxelles, remarque qu'il y a un déséquilibre entre l'offre et la demande de travail sur le marché de l'emploi.

Il y a 750 000 emplois: cela devrait suffire pour la population locale mais ces jobs sont détenus majoritairement par des navetteurs. Les compétences et les formations sont disponibles mais ne sont pas suffisants.

On constate que 18% de la population bruxelloise est sans emploi. Environ 100 000 personnes ne trouvent pas de travail dans Bruxelles et cela est dû en grande partie à leurs faibles compétences langagières.